En sa qualité de Commandant suprême des Forces armées de la RDC🇨🇩 (FARDC), le Chef de l’État a présidé la cérémonie officielle de passation de commandement entre les chefs d’État-major sortant et entrant de l’armée congolaise, ce lundi 6 janvier au camp militaire Lieutenant-colonel Kokolo, à Kinshasa.
Nommé Chef d’État-major par ordonnance présidentielle du 16 décembre 2024, le Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe a été installé dans ses nouvelles fonctions en remplacement du Général Christian Tshiwewe, devenu Conseiller militaire du Président Félix Tshisekedi. Il a reçu l’étendard de l’armée avec des mots d’encouragement du Chef de l’État qui l’a convié à servir sous le drapeau jusqu’au sacrifice suprême.

« Moi, le Général Jules Banza Mwilambwe, je jure solennellement devant la nation congolaise et devant le Président de la République, Commandement suprême des Forces armées, de respecter la Constitution, les lois de la République, d’accomplir avec loyauté et honneur toutes les missions qui me sont confiées, de consacrer toutes mes forces et tout mon savoir-faire à défendre l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la #RDC devant toutes formes de menaces à caractère militaire, d’invasion ou d’agression et cela jusqu’au sacrifice suprême », a déclaré le nouveau Chef d’État-major, lors de sa prestation de serment.
Avant d’être hissé au sommet des FARDC, le Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe exerçait depuis 2022 comme Chef de la Maison militaire adjoint du Président Félix Tshisekedi, chargé des opérations et des renseignements militaires. Il a également servi comme commandant adjoint de la Garde républicaine, une unité d’élite assurant la protection du Président et des institutions congolaises.
Son installation intervient ce jour dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, marqué par des violences accrues. En seulement trois mois, la MONUSCO a enregistré 314 incidents dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, causant la mort de 304 civils, dont 53 femmes et 32 enfants, et blessant 162 autres. Les Forces démocratiques alliées (ADF) et la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) sont citées parmi les principaux auteurs de ces violences.
Le lieutenant-général Tshiwewe Songesha, que Jules Mbanza a remplacé ce jour, avait lui-même succédé au général d’armée Célestin Mbala Munsense il y a deux ans. Tshiwewe Songesha avait été promu à la tête de la Garde républicaine avant sa désignation comme chef d’État-major général des FARDC en 2022.
Ces récentes nominations au sommet des FARDC, y compris celle de Guy Kabombo Muadiamvita comme vice-Premier ministre et ministre de la Défense en mai dernier, visent à renforcer la chaîne de commandement militaire dans un pays en proie à des conflits complexes.
Avec cette nouvelle dynamique au sein de l’appareil militaire, les FARDC devront répondre à des défis de taille, notamment la lutte contre les groupes armés, la stabilisation des zones sous tension et la restauration de l’autorité de l’État dans l’est du pays.
Le général Banza Mwilambwe Jules prend ses fonctions dans un contexte où le gouvernement fait face à des exigences de dialogue direct émanant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23 et d’autres groupes armés, alors que la communauté internationale, notamment par le biais de la MONUSCO, continue de documenter l’ampleur des violations des droits humains
