Au cours du Briefing Presse spécial du lundi 6 janvier animé conjointement par le ministre de la communication et Médias porte-parole du gouvernement et le ministre d’état, ministre de la justice et Garde des sceaux Me Constant Mutamba, les deux membres du gouvernement Suminwa ont fait un focus sur la politique de l’éradication du phénomène Kuluna(banditisme urbain) à travers l’opération Zéro Kuluna et Ndobo pilotée conjointement par le ministère de l’Intérieur et celui de la justice.

S’agissant de l’opération « Zéro Kuluna » , le ministre d’État Constant Mutamba a fait savoir que les criminels condamnés à mort dans le cadre de cette opération seraient effectivement exécutés, visant à décourager le banditisme urbain. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large pour rétablir l’ordre et la sécurité dans les villes congolaises.

Transfert des condamnés :
Les Kulunas condamnés à mort ont été transférés dans des prisons de haute sécurité, notamment celle d’Angenga, pour y être exécutés conformément à la loi congolaise. Cette action a été soulignée comme une mesure pour éloigner ces criminels de leur environnement et prévenir toute influence négative ou évasion a dit Me Constant Mutamba. Le patron de la justice congolaise Ministre a publiquement affirmé sa volonté de mettre fin au phénomène des Kulunas, en avertissant les parents que les jeunes impliqués dans ces activités criminelles seraient condamnés à mort sans possibilité de retour. Cette position a été réaffirmée à plusieurs reprises, illustrant une politique de tolérance zéro envers le banditisme urbain.

La décision de rétablir l’exécution de la peine de mort en RDC avait été prise en mars 2024, visant également les militaires accusés de trahison et les auteurs de banditisme urbain entraînant la mort. Cette décision a été critiquée par les organisations de défense des droits humains mais soutenue par une partie de la population comme une mesure dissuasive nécessaire.

Ces actions et déclarations reflètent une stratégie gouvernementale pour lutter contre la criminalité urbaine, bien que cette approche suscite des débats quant à l’éthique et l’efficacité de la peine de mort.
