Emmanuel Cole président de la Fondation Bill Clinton pour la Paix a dénoncé la corruption autour du processus de sélection des détenus éligibles à la mesure de grâce présidentielle.
Dans une interview accordée à la radio Onusienne , cet activiste des droits humains accusent les autorités pénitentiaires d’être à la base de cette pratique en connivence avec les gouverneurs de pavillons. Il cible particulièrement la prison centrale de Makala où ils ont mené une enquête.
« Le monnayage de la grâce présidentielle ne date pas d’aujourd’hui. Ce sont les gouverneurs de pavillons ainsi que certains greffiers qui récoltent cet argent. On se demande où va cet argent ? Les bénéficiaires de cette mesure doivent être libérés sans payer aucun frais « , a-t-il dénoncé.
Selon les déclarations de la FBCP, cette pratique, si elle est avérée, compromettrait gravement les principes d’égalité devant la loi et de justice sociale. La grâce présidentielle, destinée à redonner espoir et dignité aux détenus dans un cadre légal et impartial, deviendrait ainsi un privilège réservé à ceux qui peuvent payer.
La FBCP appelle également le ministre de la justice Constant Mutamba à prendre des mesures pour garantir la transparence et l’intégrité dans l’attribution de la grâce présidentielle. « Cette pratique ternit l’image du pays et sape la confiance des citoyens dans un État de droit », a conclu Emmanuel Cole.
Lionel Kibuluku
