Selon un communiqué consulté par fntv.cd signé par Patricia Nseya, rapporteure de la CENI, les installations de la CENI ont été systématiquement pillées au cours des affrontements entre les FARDC et les terroristes rwandais du M23 qui ont fait incursion dans cette capitale provinciale du Nord-Kivu.
La CENI pointe les forces rwandaises et ses supplétifs du M23 comme auteurs de ses actes de vandalismes. Ils ont emporté des véhicules, des motos (neuves et usagées), ainsi que des kits électoraux stockés dans les entrepôts de la CENI à Goma. Par ailleurs, ces assaillants ont pris en otage plusieurs agents du Secrétariat Exécutif Provincial (SEP) de la CENI.
Face à ces événements graves, la CENI a condamné « avec la dernière énergie » ces actes qu’elle qualifie d’atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du processus électoral en RDC. Elle appelle les autorités nationales et la communauté internationale à prendre des mesures pour faire face aux pertes considérables en matériel électoral et aux violations des droits de ses agents.
En outre, la CENI exige la libération immédiate des otages, elle invite la communauté internationale à agir urgemment.
Pour rappel la CENI est une institution d’appui à la démocratie qui a pour mission, la gestion du fichier électoral, l’organisation des élections libres transparentes et apaisées ainsi que la proclamation des résultats.
Corneille Nangaa chef rebelle du M23 fut président de cette institution en 2018, le processus électoral qui a conduit Félix Tshisekedi à la tête de la présidence de la République Démocratique du Congo pour son premier mandat. Tristement ce dernier s’est rebellé contre sa nation.
Lionel Kibuluku
