À la Une : les retombées du sommet conjoint des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Communauté de développement de l’Afrique australe, tenu le 8 février 2025 à Dar es Salaam, sur
l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda.
INFOS27 titre en premier : « EAC-SADC : Le silence sur l’agression rwandaise, un affront au peuple congolais ». Le sommet conjoint des chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC et de la EAC, tenu le 8 février 2025 à Dar es Salaam, a abouti à un appel unanime en faveur d’un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » et de la fin des hostilités dans l’est de la RDC, signale ce quotidien. Les dirigeants ont également insisté sur la nécessité de reprendre « les négociations directes un du dialogue avec toutes les parties étatiques et non étatiques », y compris le M23, ajoute le confrère.
Dans le communiqué final issu de ce sommet extraordinaire, indique LE QUOTIDIEN, il a été décidé de fusionner les processus de Luanda et de Nairobi et la reprise des négociations directes avec toutes les parties. Ainsi, poursuit le tabloïd, l’Union africaine qui pilote ces deux processus, devra dans les tous prochains jours, nommer des facilitateurs supplémentaires pour superviser la fusion de ces deux processus. Selon l’ACP, le gouvernement de la RDC a pris acte dimanche des décisions adoptées au sommet conjoint SADC-EAC sur la guerre d’agression dans l’est du pays. Dans le communiqué du ministère de la Communication et médias. « Cette décision marque une avancée décisive vers la fin de toute présence militaire non autorisée, notamment celle des troupes rwandaises (RDF) et de leurs supplétifs », a noté la source.
LA TEMPÊTE DES TROPIQUES signale que d’autres décisions découlant de cette rencontre concernent, l’élaboration d’un plan de sécurisation de la ville de Goma et des zones environnantes. Le Sommet conjoint a appelé à la mise en œuvre du concept d’opérations du plan harmonisé de neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives du Rwanda ainsi que le désengagement des Forces du territoire congolais tel que prévu par le Processus de Luanda, fait savoir le tabloïd.
LA RÉFÉRENCE PLUS clame qu’alors que Kinshasa était en quête de nouvelles condamnations du Rwanda pour son invasion de la RDC, les chefs d’État et de gouvernement de l’EAC et de la SADC, réunis samedi 8 février à Dar es Salam, se sont bornés seulement à demander un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel « . Dans le même ordre d’idée, LE POTENTIEL note que les résolutions issues du Sommet conjoint EAC-SADC laissent un goût d’inachevé. A scruter les vingt-deux résolutions issues de ces assises, analyse le quotidien, aucune ne condamne l’agression rwandaise, excepté la résolution n°18 au terme de laquelle le Sommet EAC-SADC a réaffirmé sa solidarité avec la RDC et son engagement indéfectible à la soutenir dans sa quête de préservation de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale et dans sa volonté d’instaurer durablement la paix et la sécurité et d’assurer le développement.
LE PHARE clame : « Dar es Salaam : le problème… c’est Paul Kagame ! ». Après Dar es Salam, constate ce tabloïd, rien
n’indique qu’une nouvelle page de la paix va s’ouvrir pour la partie Est du pays. Aussi les Congolais de tous les horizons devraient-ils se préparer, sur le long comme le court terme, à la libération de la mère-patrie par le discours que Paul Kagame comprend le mieux, à savoir celui des armes, pense ce journal.
Alors que la guerre dans l’Est de la RDC atteint un tournant critique avec la chute de Goma et l’avancée du M23 vers le Sud-Kivu, fait savoir ECONEWS, les appels au dialogue se multiplient. De New York, où le Secrétaire général de l’ONU António
Guterres plaide pour une médiation urgente, à Dar es-Salaam, où un sommet conjoint SADC-EAC a tenté d’unifier les efforts
de paix, la diplomatie s’active pour éviter une escalade incontrôlable. À Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme,
Volker Türk, alerte sur un risque d’embrasement régional. Malgré cette mobilisation, Kinshasa reste inflexible, refusant toute négociation avec le M23 et pointant directement Kigali comme l’interlocuteur principal, note ce quotidien.
Enfin, MEDIACONGO indique que les sociétés civiles des Grands Lacs insistent sur l’arrêt immédiat des hostilités et le retrait des forces armées étrangères en RDC. Selon ce média, les acteurs de la société civile ont salué les efforts du Sommet conjoint EAC-SADC, notamment la décision de fusionner les processus de Luanda et de Nairobi, destinés à faciliter les négociations entre la RDC et le Rwanda. Ils ont également appelé à un cessez-le-feu immédiat et effectif. En outre, ajoute mediacongo, ils ont insisté sur l’importance d’une approche régionale coordonnée, permettant une réponse collective et cohérente aux défis sécuritaires, humanitaires et politiques qui affectent la RDC et la région des Grands Lacs dans son ensemble.
