Dans une déclaration publique l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), s’oppose à la démarche des chefs religieux de la CENCO-ECC qui appelle à un dialogue national en vue de résoudre la crise sécuritaire dont fait face la RDC.
Le parti présidentiel dit non à un quelconque dialogue tout en soulignant que » l’église n’a pas vocation à prendre des initiatives politiques en lieu et place des institutions de la République »,indique le communiqué signé par Augustin Kabuya qui « demande aux Responsables des différentes confessions religieuses exerçant dans notre pays de privilégier, dans leurs homélies, des messages de paix, de cohésion nationale et surtout de respect à l’égard des autorités ».
Très catégorique, « l’UDPS/TSHISEKEDI rejette en bloc toute démarche tendant à organiser des négociations politiques en dehors des processus de Luanda et de Nairobi. Elle dénonce l’initiative narquoise de certains acteurs religieux dont les diverses prises de positions n’ont jamais caché leur antipathie à l’endroit des Institutions de la République », insiste ce communiqué.
Cette déclaration cristallise la volonté du président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a juré de ne jamais négocier avec les rebelles du M23 qu’il considère comme « pantins » téléguidés par Paul Kagame.
Et pourtant dans la démarche des chefs religieux il est prévu de rencontrer les rebelles du M23, discuter avec eux autour de cette crise sécuritaire.
Dans une conférence de presse, Éric Nsenga porte-parole de l’église du Christ au Congo avait insisté « qu’il serait aberrant de penser avoir la paix sans inclure tous les acteurs concernés », avait déclaré Éric Nsenga.
Lionel Kibuluku
