Trois sujets ont marqué l’actualité relayée par la presse écrite de ce jeudi dans la capitale congolaise, à savoir : la rencontre entre la CENCO-l’ECC et les terroristes du M23/AFC, la prestation de serment des nouveaux dirigeants du Conseil d’État, et l’ouverture du procès RDC vs Rwanda ce mercredi 12 février, devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples à Arusha, en Tanzanie.
Commençons par la prestation de serment des nouveaux dirigeants du Conseil d’Etat. INFOS27 informe que les nouveaux dirigeants du Conseil d’État de la RDC ont prêté serment, devant le Président Félix Tshisekedi au Palais de la Nation. Mme Brigitte Nsensele wa Nsensele, Première présidente, M. Jean-Paul Mukolo Nkokesha, Procureur général, et Mme Rose Mutombo Kiese, Premier avocat général, prennent officiellement leurs fonctions au sein de cette juridiction suprême de l’ordre administratif. Leur engagement marque une étape clé dans le renforcement de la justice administrative en RDC, dans un contexte de réformes visant à garantir un État de droit plus efficace et équitable.
Quittons Kinshasa pour Goma (Nord-Kivu) ; MEDIACONGO titre : « La CENCO et l’ECC présentent leur plan de sortie de crise aux rebelles du M23/AFC ». Des évêques de la CENCO et de l’ECC ont présenté, mercredi 12 février, leur plan de sortie de crise sécuritaire aux terroristes de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, à Goma (Nord-Kivu). Cette rencontre, selon ce média, s’est inscrite dans le cadre des consultations menées par ces deux confessions religieuses auprès des acteurs
sociopolitiques du pays dans le cadre du ‘’Pacte social pour la paix et le vivre ensemble en RDC’’. Pour ces deux églises traditionnelles, il était donc nécessaire d’élargir les consultations à l’ensemble d’acteurs clés du pays y compris ceux ayant pris des armes.
Bien qu’il ait présidé la réunion de Goma, LE PHARE note , Corneille Nangaa ne pouvait engager les mouvements rebelles à quelque titre que ce soit. ‘’Roitelet sans pouvoirs’’, il s’est contenté d’enregistrer le contenu du plan de sortie de crise sécuritaire du tandem Cenco/ Ecc , en vue de le communiquer à ses maîtres basés à Kigali, fait savoir ce tabloïd.
De son côté, INFOS27 écrit : « CENCO et ECC chez le M23 : Paix ou dangereuse légitimation du crime ? ». La visite de la CENCO et de l’ECC auprès du M23/AFC à Goma suscite une vague d’interrogations pour le journal qui en énumère
quelques-unes : pourquoi ces leaders religieux ont-ils choisi d’entrer en dialogue avec un groupe armé reconnu comme l’instrument de l’agression rwandaise contre la RDC ? S’agit-il d’une initiative sincère pour la paix ou d’une dangereuse
légitimation d’un mouvement criminel ? Faut-il y voir un geste isolé des Églises ou une mission menée avec l’aval tacite des autorités congolaises ? Les services de renseignement étaient-ils informés ?, s’interroge le tabloïd.
LA RÉFÉRENCE PLUS revient en notant certains observateurs estiment qu’entamer des discussions avec des groupes rebelles revient à légitimer leur action et à trahir la mémoire des victimes des violences perpétrées dans l’Est du pays. Selon ce journal, les critiques fusent notamment sur l’idée que chaque compromis avec le M23-AFC, ou toute autre rébellion, affaiblit l’autorité de l’État et perpétue un cycle de violences et de concessions. Pour ces voix opposées au dialogue, pense le quotidien, la priorité ne devrait pas être la négociation, mais plutôt une résistance ferme contre toute tentative de prise de pouvoir par les armes.
Concernant le procès RDC et Rwanda, LE JOURNAL rapporte que les crimes commis par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 sur le sol congolais ne resteront pas impunis. Pour preuve, le procès de la RDC sur ces crimes s’ouvre, ce mercredi
12 février 2025 à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) à Arusha, capitale de la République de Tanzanie, rapporte un communiqué officiel du ministère congolais de la Justice.
ACP revient en signalant que cette première audience a été consacrée à l’examen de la recevabilité de la requête formulée par la RDC mais aussi de la saisine, car la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples devra, avant tout, s’assurer de sa compétence à statuer sur les faits en cause, ajoute l’agence.
Enfin, MEDIACONGO selon , la RDC a sollicité de la Cour qu’elle ordonne au Rwanda de retirer ses forces, de cesser de soutenir le groupe rebelle M23, de mettre fin aux violations des droits de l’homme, de fournir des réparations, et de laisser à la Cour de soin de déterminer les compensations tout en couvrant l’ensemble des frais.
