Les journaux parus ce vendredi à Kinshasa reviennent sur la résolution exigeant une large gamme de sanctions contre le Rwanda par le Parlement européen, la participation du Président Félix Tshisekedi à la 61ème conférence de Munich sur la sécurité, ainsi que la poursuite de la mission de la délégation de la CENCO et de l’ECC qui a rencontré le président rwandais.
Débutons par le deuxième sujet, INFOS27
titre : « 61ème Conférence sur la sécurité Tshisekedi à Munich pour une
action internationale contre l’agression rwandaise en RDC ». Déterminé à dénoncer l’agression rwandaise et les atrocités subies par les civils congolais, le Président Félix Tshisekedi est arrivé en Allemagne pour participer à la 61ème conférence de
Munich sur la sécurité. Ce rendez-vous est crucial pour le Chef de l’État congolais, qui plaidera en faveur d’une intervention
internationale renforcée afin de restaurer la paix dans l’Est de la RDC. En outre, il abordera des sujets essentiels tels que la coopération internationale, l’accès aux métaux critiques et la transition énergétique, tout en menant des rencontres bilatérales de haut niveau.
De même, LA RÉFÉRENCE PLUS pense que ce forum est une nouvelle opportunité pour Félix Tshisekedi de présenter la réalité
l’agression rwandaise et surtout de l’occupation de la ville de Goma et certaines contrées du Sud-Kivu par l’armée rwandaise et ses supplétifs de M23. Certainement, poursuit le tabloïd, le Président de la RDC va encore saisir l’occasion pour plaider
davantage en faveur d’une plus grande implication de la Communauté internationale dans la résolution de cette crise et la pacification de la région des Grands lacs.
Revenons au premier sujet, LE PHARE
rapporte : « Agression rwandaise à l’Est de la RDC : Le Parlement Européen frappe le Rwanda ». Les Eurodéputés ont adopté, hier jeudi 13 février 2025 à Strasbourg, par 443 voix contre 4 ‘’non’’ et 48 abstentions, sur un total de 495 votants, la ‘’Résolution’’ exigeant une large gamme de sanctions contre le Rwanda à la suite de son occupation de plusieurs villes et territoire du Nord-Kivu et son soutien aux terroristes du M23, sur fond de massacres des populations civiles, de pillages des ressources naturelles, de viols et crimes divers. De même, LA TEMPÊTE DES TROPIQUES signale que ‘’Kagame pris en étau, l’UE a frappé, vivement la concrétisation.’ » INFOS27 revient en indiquant que les eurodéputés exigent la suspension de l’accord minier entre l’Union européenne et le Rwanda, le gel de l’aide militaire et le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais. Cette décision intervient, indique ce quotidien, alors que les forces rwandaises et les terroristes du M23 occupent Goma et d’autres régions de l’est de la RDC, en violation flagrante de la souveraineté congolaise. Les eurodéputés ont, dans cette résolution, condamné fermement l’occupation de Goma et d’autres territoires dans l’est de la RDC par l’armée rwandaise et le M23, qui constitue une violation inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, indique MEDIACONGO. Ils ont aussi pressé le gouvernement rwandais de retirer ses troupes du territoire congolais, étant donné que cette agression est une violation manifeste du droit international, et de la charte des Nations unies, ajoute le
portail.
Concernant le troisième sujet, FORUM DES AS écrit : « Après Goma, le tandem CENCO-ECC à Kigali ». Les délégués de la CENCO et de l’ECC se sont rendus hier jeudi 13 février à Kigali, au Rwanda, dans le cadre du projet de Pacte Social pour la paix et le bien-vivre ensemble. Démarche amorcée à Kinshasa, visant notamment la pacification du pays et de la région, en proie aujourd’hui à des violences sanglantes.
ECONEWS pense que ce déplacement inattendu a offert au Rwanda un argument de poids pour nier son implication dans l’instabilité persistante de l’Est de la RDC. Depuis longtemps, rappelle ce tabloïd, Kigali martèle que le conflit dans l’Est de la
RDC est une affaire interne. En ne se tournant pas directement vers le Rwanda, mais en choisissant de dialoguer avec les représentants religieux semblent avoir conforté cette narration.
Terminons par cette nouvelle : LA PROSPÉRITÉ informe qu’en plein tournage d’un clip pour une chanson anti-M23 qu’il a mise en ligne la nuit du 12 au 13 février, l’artiste révolutionnaire engagé Idengo Delcat, de son vrai nom Delphin Vinywasiki, a été sauvagement assassiné par des éléments du mouvement rebelle du M23/ ADF vers Kilijiwe dans la ville de Goma. Delcat Idengo aurait succombé à ses blessures et serait décédé sur le lieu du crime alors qu’il venait de retrouver sa liberté récemment au sortir de la prison de Munzenze, à l’entrée du chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Il a, dans son opus, déclaré que le M23 et l’ADF sont pareils et a également dénoncé la politique d’occupation des terres du Kivu. Voix engagée, il portait, à travers sa musique, les aspirations et les espoirs de toute une génération, regrette le quotidien.
