La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste toujours d’actualité. Quelques médias en ligne suivis par notre rédaction sont revenus sur le sujet.
ACTUALITÉS.CD lance le bal en titrant : « Félix Tshisekedi estime que le processus de Luanda est « au ralenti » et nécessite un nouvel élan ». Depuis Munich, où il participe à la Conférence sur la sécurité, signale ce média, le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi a reconnu que ce mécanisme régional connaît « un ralentissement » en raison des
nouvelles responsabilités du président angolais João Lourenço, jusque-là médiateur principal. « Avec son rôle accru
au sein de l’Union africaine, il devient difficile pour lui de continuer à gérer ce dossier », a-t-il déclaré. Face à cette
situation, le Chef de l’État congolais a indiqué que des discussions sont en cours pour « désigner d’autres chefs d’État qui pourront reprendre le relais » et assurer le suivi des engagements pris dans ce cadre. « Le processus n’est pas mort, mais il faut une nouvelle dynamique », a-t-il insisté.
De son côté, OURAGAN FM rapporte que « pour la deuxième fois, le Président Félix Tshisekedi a désigné son prédécesseur, Joseph Kabila, comme le véritable commanditaire de l’agression dont est victime la RDC dans sa partie-est ». Lors des assises de Munich consacrées à la sécurité internationale, le premier d’entre les Congolais a réitéré ses accusations contre le sénateur à vie, qui, selon lui, se cache et n’assume pas ses actions visant à
déstabiliser le pays. MEDIACONGO, lui indique que la Belgique, à travers son chef de la Diplomatie, a exprimé son intention de rompre son programme de coopération avec le Rwanda, en guise de sanctions contre l’agression de la RDC, lors d’un échange, ce vendredi 14 février 2025, à Munich, en Allemagne avec le chef de l’État congolais. Promoteur d’une ligne dure à l’égard du Rwanda au Parlement européen et celui de la Belgique, signale ce média, Maxime Prévôt a réitéré son soutien au Président Félix Tshisekedi et condamné l’invasion rwandaise en RDC. Au même titre d’autres pays Nations du monde, le chef de la diplomatie belge a exprimé l’indignation du gouvernement belge, vis-à-vis de
l’implication du Rwanda dans la déstabilisation de la région de Grands Lacs.
OKAPI.NET informe que la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, est passée, vendredi 14 février, sous l’occupation des terroristes du M23, appuyés par l’armée rwandaise. Selon des sources sur place, indique ce média, ces assaillants y sont entrés sans résistance sous les yeux de la population. Les mêmes sources rapportent que peu
avant l’arrivée de ces rebelles à Bukavu, les militaires de l’armée congolaise avaient déjà dégarni leurs positions. La peur et l’incertitude ont gagné les esprits lorsque les habitants de la ville ont observé un départ intempestif des agents de l’ordre.
INFOS27 fait savoir que Judith Suminwa, Première ministre de la RDC, est arrivée vendredi 14 février dans la capitale éthiopienne où se tient le 38ᵉ sommet annuel de l’Union africaine. Elle vient représenter le Président de la République à la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui se penchera sur la situation sécuritaire en RDC et au Soudan… Selon ce média, la position de la RDC est claire et sans équivoque : elle exige
le retrait immédiat des troupes rwandaises de son territoire, la dénonciation des violations de son intégrité territoriale, et l’instauration d’un cessez-le-feu durable.
Enfin, ACTUALITES.CD revient en rapportant que le Président angolais João Lourenço, médiateur dans la crise sécuritaire en République démocratique du Congo, a appelé vendredi à une reprise des négociations entre Kinshasa et Kigali, tout en dénonçant l’occupation de Goma par les rebelles du M23, soutenus, selon lui, par un « appui extérieur substantiel ». S’exprimant lors d’une réunion de haut niveau du Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, João Lourenço a affirmé que l’actuelle escalade militaire dans l’est de la RDC découle de l’action des rebelles du M23, qui « ont bénéficié de soutiens extérieurs pour mener des incursions militaires, culminant par l’occupation illégale de la ville de Goma ».
