Les journaux parus ce vendredi à Kinshasa sont revenus sur les sanctions du Département du Trésor américain contre James Kabarebe, ministre d’État rwandais chargé de l’Intégration régionale, ainsi que Lawrence Kanyuka Kingston, porte-parole du M23 et de la Congo River Alliance.
Commençons par INFOS27 qui titre : « Sanctions des USA contre James Kabarebe et Laurence Kanyuka : enfin le temps des actes ! ». (…) les États-Unis ont sanctionné James Kabarebe, architecte de la stratégie militaire rwandaise, et Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23. Mais, note ce tabloïd, ces premières mesures restent
insuffisantes face à l’ampleur du drame qui se joue à l’Est du pays. Car, pendant ce temps, souligne le confrère, le Conseil de sécurité de l’ONU peine à dépasser le stade des déclarations. Mercredi 19 février 2025, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a fustigé devant cette instance l’hypocrisie ambiante et exigé un vote public pour acter la condamnation de l’agression rwandaise. Elle a rappelé que si nombre d’États avaient déjà dénoncé le rôle de Kigali dans leurs discours, il était temps de traduire ces paroles en résolutions concrètes.
FORUM DES AS revient en indiquant que les deux hommes ont été ajoutés sur la liste noire du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) en raison de leur implication dans les activités déstabilisatrices de la rébellion dans l’est de la RDC. Cité dans les colonnes de la RÉFÉRENCE PLUS, le sous-secrétaire par intérim du Trésor américain, chargé du terrorisme et du renseignement financier, Bradley Smith. « Les États-Unis restent déterminés à garantir une résolution pacifique du conflit dans l’Est de la RDC. Ce quotidien note que le gouvernement congolais continue de faire pression à la communauté internationale pour obtenir des sanctions sévères contre le Rwanda et ses supplétifs du M23 qui occupent illégalement le territoire congolais ».
De son côté, CONGO NOUVEAU pense que ces sanctions individuelles n’ont jamais montré une quelconque efficacité. Pour
preuve, Corneille Nangaa a été sanctionné par le même département d’État au trésor pendant qu’il était président de la CENI. Au lieu de le dissuader, il est devenu pire qu’avant : un vassal de Kigali dans l’agression rwandaise en cours… Selon ce tabloïd, ce qui démontre que ces sanctions individuelles contre James Kabarebe et Lawrence Kanyuka ne changeront rien dans le cours de la guerre. D’ailleurs, le Rwanda l’a dit dans son communiqué de réaction à ces sanctions. ‘’Les mesures punitives, y
compris les sanctions, ne contribuent en rien à la sécurité, à la paix et à la stabilité à long terme dans tous les pays de la région des Grands Lacs…’’ , regrette le journal. MEDIACONGO rapporte qu’il est grand temps que le Conseil de sécurité, l’ONU et la communauté internationale élaborent une réponse forte et sans ambiguïté aux actions du M23 et du Rwanda qui compromettent les perspectives de paix et rapprochent la région du bord d’une guerre totale, a déclaré mercredi Dorothy Shea, chargée d’Affaires par intérim de la mission onusienne
auprès de l’ONU, accusant les RDF- M23 d’ignorer les cessez-le-feu, de s’emparer de territoires sous de faux prétextes et de nier toute intention de nouvelle expansion, pour finalement recommencer le cycle.
LE PHARE signale qu’une nouvelle réunion d’urgence du Conseil de sécurité l’ONU, s’est tenue mercredi 19 février à New York, sur la crise qui prévaut dans l’Est de la RDC. Lors de son intervention à cette réunion, signale le quotidien, Bintou Keita, Cheffe de la MONUSCO, a dénoncé les restrictions imposées à la mission onusienne par les terroristes du M23 à Goma. La situation
s’est détériorée depuis la prise de la ville volcanique, par les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda, a rapporté Bintou
Keita. Elle a fait état de morts et de nombreux blessés enregistrés sur le terrain ; alors que d’autres personnes sont menacées de représailles. Le journal ajoute que Mme Keita a également accusé les terroristes du M23 d’empêcher la mission onusienne d’exécuter son mandat d’assistance à la population civile.
Toujours concernant la situation sécuritaire, LA PROSPÉRITÉ informe : « Sur ordre du VPM Jacquemain Shabani : les Gouverneurs et Administrateurs de territoire interdits de quitter leurs entités respectives ! ». Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, a émis un télégramme officiel interdisant aux
Gouverneurs de province et aux administrateurs de territoire de quitter leurs entités respectives jusqu’à nouvel ordre. Selon le quotidien, ce message, daté du 18 février 2025, souligne l’importance de la présence des autorités locales auprès de leurs administrés pour assurer un encadrement optimal de la population durant cette période cruciale.
