La sortie médiatique de l’ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila ainsi que les effets d’entraînement de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC ne cesse de défrayer la chronique à Kinshasa.
D’abord cette information, LA RÉFÉRENCE PLUS alerte qu’environ 720 enfants ont été réunis avec leurs familles sur les 1.200 identifiés à la suite des violences sur venues il y a un mois dans l’est de la RDC. Dans un communiqué rendu public le mercredi 26 février, l’UNICEF se dit profondément préoccupé par l’augmentation significative des signalements de violations graves commises à l’encontre des enfants dans l’est de la RDC. Pour l’UNICEF, ajoute le tabloïd, le nombre d’incidents a triplé depuis le début de la dernière escalade de violence, le 24 janvier 2025.
De son côté, INFOS27 titre : « Collusion Kabila-AFC/M23 : Atundu donne raison à Tshisekedi ». Longtemps insinuées, les complicités internes derrière l’agression que subit la RDC se précisent désormais au grand jour. En confirmant les accusations du président Félix Tshisekedi, l’ancien porte-parole de la Majorité sous le régime sortant, André-Alain Atundu, brise un tabou en établissant un lien direct entre Joseph Kabila et la rébellion du M23. Son analyse ne se limite pas à relever des connexions troublantes ; elle expose surtout le double jeu d’un ancien chef d’État qui, plutôt que de condamner l’ennemi, se drape dans un silence pesant. À l’heure où la nation lutte pour sa survie, l’ambiguïté n’est plus de mise : chaque acteur politique doit choisir son camp. Toujours avec les accusations, FORUM DES AS signale que le chef de file du PPRD est dans de sales draps. Et les accusations à son encontre ne cessent de s’accumuler. Déjà désigné par son successeur, Félix Tshisekedi, comme
le parrain de l’AFC et du M23, la famille politique de Fatshi enfonce encore le clou en l’accusant d’être le cerveau moteur de la milice Mobondo. Selon le quotidien, cette dernière est apparue au lendemain du conflit foncier opposant les communautés Teke et Yaka dans la province du Maï-Ndombe. Devant une foule de partisans,
rapporte ce journal, Jean-Pierre Bemba a affirmé que les combattants de la milice Mobondo, capturés et interrogés par les forces de sécurité, auraient avoué agir sous les ordres de Joseph Kabila. Il accuse l’ancien chef de l’État de vouloir semer l’insécurité dans le Grand Bandundu et d’être impliqué dans le conflit sanglant opposant les communautés Teke et Yaka.
LE PHARE, lui rapporte : « Horreur et panique générale hier à Goma ! ». Encore des tueries à bout portant, les élèves quittent précipitamment leurs salles de classe par peur de recrutement forcé, dénonce le tabloïd. Selon ce quotidien, les envahisseurs rwandais et les terroristes de M23/AFC qui accompagnent ont créé, hier mercredi, un climat de psychose générale en milieux scolaires où ils devraient procéder au recrutement forcé des enfants afin de les enrôler au terrorisme. Face à la pression, note le Phare, des parents qui ont eu la fuite de ce plan de recrutement forcé de leurs enfants par des envahisseurs, les responsables d’écoles n’ont pas d’autre choix que de libérer les enfants d’autrui. Dans cette situation marquée par la panique que l’on peut s’imaginer, il y a eu débandade générale dans la ville, un climat de sauve qui peut était perceptible partout à travers la ville.
Restons à Goma, LA TEMPÊTE DES TROPIQUES signale que plus de 200 personnes brulées vives par les troupes d’occupation, dans la nuit de mardi à mercredi, dans un bar dénommé » 3ème-Mitemps « situé au quartier Don Bosco, ville de Goma, alors que ces personnes, pour la plupart des jeunes, se détendaient paisiblement dans ce bistrot. La société civile locale qui tire la sonnette d’alarme sur le comportement barbare de ces troupes d’occupation dans les villes sous leur contrôle, craint que ces exécutions sommaires servent à éliminer les jeunes. Enfin, quittons le Nord vers le Sud-Kivu, LA PROSPÉRITÉ informe : « Suite à l’occupation injuste de Bukavu par
l’armée rwandaise, Félix Tshisekedi autorise l’installation de Jean-Jacques Purusi à Uvira ! ». Dans une audience lui accordée par le Chef de l’Etat, le mardi 25 février 2025, à la Cité de l’Union Africaine, le Gouverneur élu du Sud Kivu, Jean-Jacques Purusi s’est dit réconforté par l’appui du Chef de l’Etat et le soutien de toute la
population congolaise. Il a par ailleurs salué les résultats jusque-là obtenus par la RDC sur le front diplomatique, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi.
