Poursuivant sa tournée de sensibilisation contre l’agression rwandaise au Grand Bandundu, Jean-Pierre Bemba a multiplié les accusations contre l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila Kabange.
Le Vice-Premier ministre des Transports l’accuse d’entretenir l’insécurité à travers deux mouvements insurrectionnels : l’AFC/M23 et la milice Mobondo. Il affirme détenir des preuves de son implication dans cette crise.
« Je vous confirme, celui qui est derrière les Mobondo que vous entendez, c’est Kabila. J’ajouterai aujourd’hui : s’ils ont besoin de preuves, je les ai toutes. J’étais ministre de la Défense, on les avait arrêtés. Celui qui est derrière le M23 et l’AFC, celui qui les finance, c’est Kabila. J’attends celui qui douterait de cette vérité. Nous avons toutes les preuves », a-t-il déclaré mercredi devant une foule à Kikwit, ville de l’ouest du pays.
Jean-Pierre Bemba révèle que la mission principale de la milice Mobondo était de s’étendre jusqu’à Maluku, mais elle a été stoppée par les FARDC.
Depuis la campagne électorale, Jean-Pierre Bemba s’attaque de manière directe à Joseph Kabila, le qualifiant tantôt de « tata wana ya mabdefu », ce qui signifie « l’homme à la barbe », ou encore de parrain de l’AFC/M23.
De son côté, Joseph Kabila a brisé le silence en accordant une interview à la télévision nationale namibienne. Toutefois, il n’a pas répondu à ces accusations, bien qu’il ait formulé des propositions sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Lionel Kibuluku