À la faveur d’une conférence de presse, la porte-parole du secrétaire d’État américain Marco Rubio ,Tammy Bruce, a évoqué la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo, marquée selon Kinshasa par une « agression rwandaise ».
Elle a souligné que l’administration Trump était « très préoccupée » par cette crise, tout en réaffirmant son attachement à « préserver l’intégrité territoriale de la RDC et le respect des droits humains ».
« Nous soutenons fermement le peuple congolais, ainsi que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Je peux dire que lors de ses appels avec les deux présidents, le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur un cessez-le-feu immédiat dans la région, sur l’obligation de rendre compte des abus et des violations des droits de l’homme, et sur le respect par toutes les parties de la souveraineté et de l’intégrité territoriale », a-t-elle déclaré.
La porte-parole de Marco Rubio a également mis en avant les voies de résolution du conflit, notamment le processus de Luanda et celui de Nairobi. « Nous espérons que les dirigeants reviendront au processus de Luanda et au processus de Nairobi, dirigés par l’Angola, et qu’ils prendront des mesures pour résoudre le conflit… Nous restons engagés sur le plan diplomatique ; cela va continuer. Cela ne s’atténuera pas et ne s’arrêtera pas », a poursuivi Tammy Bruce.
Les deux processus cités ont effectivement été interrompus en raison de désaccords persistants entre Kinshasa et Kigali. Une rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, initialement prévue le 15 décembre 2024 à Luanda pour désamorcer la crise, a ainsi été annulée après le retrait de la délégation rwandaise. Kigali exigeait un dialogue direct entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, une demande rejetée par Kinshasa, qui qualifie le groupe de « terroriste » et accuse le Rwanda de le soutenir.
Lionel Kibuluku