Dans un communiqué publié le 9 mars, le Front Commun pour le Congo (FCC) dénonce l’instrumentalisation de la justice à travers les convocations adressées aux 12 de ses cadres, invités à se présenter ce lundi 10 mars devant l’Auditorat militaire.
Le FCC qualifie de mensongères et infondées les accusations portées par Jean-Pierre Bemba, qui impute à Joseph Kabila la responsabilité de l’instabilité sécuritaire dans l’Est et l’Ouest du pays.
Le FCC condamne également le communiqué du cabinet du ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui affirme que les cadres du PPRD auditionnés ce lundi sont soupçonnés de complicité avec le mouvement AFC/M23. La plateforme politique souligne que cette communication viole le droit à la présomption d’innocence des personnes concernées. Par ailleurs, le FCC rejette la mesure de restriction de mouvement imposée à ses cadres, estimant qu’elle constitue une atteinte à leurs libertés fondamentales.
Le FCC va plus loin en accusant le régime en place d’utiliser la justice comme une arme politique. Selon lui, ces manœuvres visent à « rétrécir davantage l’espace démocratique », à « exclure le PPRD et le FCC de la scène politique » et à masquer l’« échec stratégique du régime » face aux crises sécuritaire, politique et économique.
Parmi les personnalités appelées à « éclairer la justice » figurent notamment Aubin Minaku Ndjalandjoko, Vice-Président du PPRD, et Emmanuel Ramazani Shadari, Secrétaire Permanent du parti. D’après le FCC, ces convocations s’inscrivent dans un climat de « persécution politique » marqué par des accusations récurrentes contre son Autorité Morale, Joseph Kabila Kabange.
Lionel Kibuluku