Ce jeudi, la presse commente diversement les négociations annoncées entre le Gouvernement congolais et les M23, proposées par l’Angola.
Commençons par FORUM DES AS qui titre à sa Une : « Agression rwandaise : Les négociations directes entre Kinshasa
et le M23 démarrent le 18 mars à Luanda ». Les négociations directes entre le gouvernement Rd congolais et la rébellion du M23 vont démarrer le mardi 18 mars à Luanda, sous la médiation de l’Angola, rapporte ce journal. Cette annonce, signale le quotidien, a été faite par la présidence angolaise hier mercredi 12 mars, selon un communiqué rendu public le même mercredi.
LA PROSPÉRITÉ revient en indiquant que quarante-huit heures ont suffi pour que Luanda se montre prêt à accueillir les délégations de Kinshasa et du M23. Et selon le tabloïd, la médiation de l’Angola, qui joue un rôle de plus en plus central dans la diplomatie régionale, a permis d’aboutir à cette étape importante, après plusieurs mois de tensions et de violences marquées par des affrontements entre les forces congolaises et les rebelles du M23.
À Kinshasa, écrit LA MANCHETTE, l’attention est désormais tournée vers le sommet de la Communauté de
développement d’Afrique australe (SADC) prévu ce jeudi 13 mars, ainsi que la réunion entre les ministres des Affaires étrangères de la SADC et de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) qui pourrait se tenir la semaine prochaine.
De son conté, LE PHARE s’interroge : « Négociations Kinshasa-M23 : la Résolution 2773 en danger ? ». Par ailleurs, note ce quotidien, il faut noter que le communiqué de Luanda a suscité et continue de provoquer des réactions quant à la tenue desdites négociations, aussi longtemps que tout devrait désormais se référer à la résolution 2773 des Nations Unies. Pour les analystes, rapporte le confrère, parler des négociations directes en ce moment entre Kinshasa et le M23, c’est prendre le risque, pour la RDC de compromettre toutes les belles victoires diplomatiques qu’on a engrangées à tous les niveaux contre le Rwanda, reconnu aujourd’hui comme pays agresseur et déstabilisateur de la partie Est du Congo. Alors qu’attend fiévreusement la phase exécutoire de toutes ces sanctions, clame le tabloïd.
INFOS27 rapporte que reçu mercredi par le Chef de l’Etat, l’envoyé spécial belge aux Grands Lacs encourage le processus de Luanda. Selon ce journal, l’entretien entre le Président Félix Tshisekedi et l’Envoyé spécial belge, Marc Pecsteen, s’inscrit dans une dynamique diplomatique particulièrement significative pour la RDC. L’appel à un cessez-le-feu, évoqué par l’Envoyé spécial belge, tout comme la réaffirmation du respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC constitue un signal fort en faveur du droit international. Évoquant la dernière rencontre de Luanda entre le Président Félix Tshisekedi et son homologue angolais Joâo Lourenço, renseigne le quotidien, Marc Pecsteen s’est dit encouragé par la nouvelle dynamique.
Dans un autre registre, la presse congolaise est revenue sur l’ouverture de procès des officiers militaires accusés
déserteurs. MEDIACONGO en informe que le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, informe l’opinion publique du début, ce jeudi 13 mars 2025, devant la Haute Cour Militaire, du procès des Officiers Supérieurs des. Selon le média, ces Officiers Supérieurs sont accusés « d’avoir abandonné leurs positions face à l’ennemi, laissant derrière eux des armes, des munitions, du matériel militaire ainsi que des blessés, notamment dans les villes de Goma et Bukavu. » Cette audience publique sera diffusée en direct sur la RTNC, à 10h, heure de Kinshasa.
Enfin, LA PROSPERITE qui cite le ministre de la Justice, Constant Mutamba, ce procès est d’une importance capitale pour rendre justice aux victimes de ces abandons, mais aussi pour rétablir la discipline au sein des forces armées du pays. Le sort de ces officiers, jugés pour un acte qualifié de haute trahison et de désertion, est désormais entre les mains de la justice militaire, qui devra déterminer les responsabilités, et les sanctions appropriées dans le cadre de ce dossier délicat, commente le quotidien.