Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, veut à tout prix mettre fin à l’agression rwandaise en s’attaquant aux causes profondes de cette crise.
Dès la résurgence du M23, appuyé par l’AFC de Corneille Nangaa, Félix Tshisekedi a exclu toute négociation directe avec les rebelles du M23 soutenus par les forces rwandaises.
Tshisekedi a qualifié le M23 de « coquille vide », de « pantins », affirmant que seule une négociation avec l’instigateur de la crise, à savoir Paul Kagame, avait un sens.
Affaibli par les sanctions internationales, Paul Kagame a accepté d’entamer un dialogue avec Félix Tshisekedi. Le mardi 18 mars, les deux chefs d’État se sont entretenus à Doha sous la médiation de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani.
À l’issue de ces pourparlers, les présidents ont réaffirmé leur engagement pour « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ». Ils ont également salué les avancées des processus de Luanda et de Nairobi ainsi que celles du sommet conjoint EAC-SADC.
Pour rappel, un rendez-vous entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, prévu le 15 décembre sous la médiation angolaise de João Lourenço, avait été annulé en raison de l’absence de la délégation rwandaise, qui exigeait des négociations directes entre Kinshasa et le M23, une hypothèse rejetée par le gouvernement congolais.
Sur le plan diplomatique, la tendance semble actuellement jouer en faveur de la République démocratique du Congo, qui multiplie les initiatives en faveur de la paix.
Lionel Kibuluku
