La nomination d’un nouveau commissaire provincial de la Police nationale congolaise à Kinshasa, à la Une de la presse écrite Congolaise parue en ce troisième jour du mois d’avril.
MEDIACONGO vient en premier et rapporte que dans une ordonnance présidentielle lue ce mercredi 2 avril sur la RTNC, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a nommé Kantu Bakulu Israël au poste de commissaire provincial de la ville de Kinshasa. Il remplace ainsi Blaise Kilimbalimba, qui est nommé à la tête de la police dans la province du Haut-Katanga. Le média rappelle que Kantu Bakulu Israël, ancien commissaire divisionnaire adjoint de Kinshasa, avait été promu en juillet 2023 pour occuper la même fonction à Tshikapa, dans la province du Kasaï. Par ailleurs, Sylvano Kasongo Kitenge, également ancien commissaire divisionnaire
adjoint de Kinshasa, a été nommé à la tête de la police dans la province du Bas-Uélé.
Ce changement au sein de la PNC vient à un moment critique où la sécurité et la stabilité sont au cœur des préoccupations nationales, commente LE POTENTIEL . Les nouvelles nominations sont perçues comme une opportunité de redynamiser les capacités des forces de l’ordre à répondre aux défis contemporains, ajoute le confrère.
Toujours avec la série des ordonnances présidentielles, 7SUR7.CD titre : « La peine de mort prononcée contre Marcel Malanga et 2 autres sujets américains changée en prison à vie ». Le fils de Christian Malanga, Marcel Malanga et les deux autres sujets américains impliqués dans la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en RDC, à savoir Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin, ne vont plus être exécutés après leur condamnation à mort au premier degré par le Tribunal militaire de Kinshasa/Gombe et au second degré par la Cour militaire du même ressort. Ils ont été graciés par l’ordonnance présidentielle n°25/183, signée par le Président de la République Félix Tshisekedi le 28 mars 2025, et lue à la télévision nationale ce mardi 1ᵉʳ mars par sa porte-parole, Tina Salama. Selon cette ordonnance portant mesure de grâce individuelle, le magistrat suprême a commué la peine de mort dont
ces américains ont été frappés en la peine de servitude pénale en perpétuité, donc la prison à vie.
Changeons de chapitre avec la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC ; ACP
informe : « Une délégation américaine à Kinshasa pour une mission de paix et d’investissement ». Une importante délégation conjointe Maison Blanche et Département d’État des officiels américains est arrivée mercredi, par un vol de la compagnie française Air France, en provenance de Washington (USA) via Paris, dans le cadre d’une mission de paix et d’investissement en RDC, renseigne le bulletin quotidien. La délégation est conduite par le Conseiller principal du Président américain, Massad Boulos, avec dans sa suite, les sous-secrétaires d’État adjoints, Coronah Sanders, Devin Kesington et Zach Snuder ainsi que de Dan Dimirhan, directeur national de sécurité pour l’Afrique. Selon cette source, cette délégation prévoit de se rendre également au Rwanda, en Ouganda et au Kenya pour la même mission.
Après des décennies de silence complice, signale INFOS27, Washington tente aujourd’hui de reprendre la main sur un drame qu’il a trop longtemps regardé se dérouler sans mot dire. Alors que l’Est de la RDC s’enlise dans une guerre d’agression maquillée en conflit local, les États-Unis semblent vouloir infléchir la trajectoire d’un désastre qu’ils n’ont jamais eu le courage de nommer. Ce jeudi 3 avril, l’arrivée à Kinshasa de Massad Boulos, conseiller principal du président Donald Trump, accompagné de Corina Sanders, pense ce tabloïd, marque un tournant : pour la première fois, la Maison Blanche affiche son intention d’entrer dans le jeu. L’heure est venue pour les États-Unis de choisir : continuer à temporiser au nom de l’équilibre régional, ou admettre enfin que le Congo n’a pas besoin de compassion diplomatique, mais de vérité politique et de justice géopolitique…
Dans un autre registre, toujours INFOS27 écrit : « Consultations politiques : Les premiers proches de Kabila et Katumbi chez Eberande ». Alors que la RDC affronte une crise existentielle, des voix issues de l’opposition parfois les plus intransigeantes commencent à franchir le pas des consultations politiques. Répondant à l’appel du Président Félix Tshisekedi pour un gouvernement
d’union nationale, signale ce quotidien, des figures jusqu’ici identifiées à des camps farouchement opposés à la gouvernance actuelle se sont rendues, le mercredi 2 avril, au bureau du Conseiller spécial en matière de sécurité, chargé de conduire les consultations politiques. Parmi elles : Néné Nkulu, ex-ministre issue du FCC de Joseph Kabila, Moïse Moni Della, président du parti CONADE, allié d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, et Jeannot Lompempe, cadre reconnu du PPRD. Tous, indique le journal, ont choisi, au-delà des appartenances partisanes, de privilégier la patrie et l’unité, dans un contexte où l’angoisse nationale ne laisse plus de place aux postures figées.
Pour terminer, FORUM DES AS rapporte que la commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié hier mercredi 2 avril, la liste provisoire des sénateurs et gouverneurs élus des provinces du Nord-Ubangi et du Kwilu. Dans la province du Kwilu, Akamituna Philippe est élu Gouverneur avec 28 voix sur 47 votants, soit 59,9%. Au Nord-Ubangi, c’est Kotongoanfio Bato qui a été élu gouverneur avec 11 voix sur les 18 votants, soit 61%.
